Elsa Morante

  • La storia

    Elsa Morante

    «Un jour de janvier de l'an 1941 un soldat allemand marchait dans le quartier de San Lorenzo à Rome.
    Il savait en tout 4 mots d'italien et du monde ne savait que peu de chose ou rien.
    Son prénom était Gunther.
    Son nom de famille demeure inconnu.» Dans cette fresque à la fois historique et populaire, Elsa Morante fait revivre à travers l'histoire d'Useppe, fruit d'un viol commis par un soldat allemand ivre, et de sa mère, les horreurs de la guerre, cet «interminable assassinat».

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  • À cinquante ans, Donna Amalia en paraît une trentaine. Le secret de son éternelle jeunesse ? Avoir su garder son âme d'enfant, cette faculté de s'émerveiller de tout, d'imprimer à chaque instant légèreté et insouciance. Dans ces quelques nouvelles, l'univers magique de l'enfance, avec ses mystères et ses joies, est décrit avec sensibilité, poésie et talent par l'auteur de La Storia.

  • L'Ile d'Arturo, c'est tout l'univers secret de l'enfance et de l'adolescence, mais c'est également, dans le golfe de Naples, l'île de Procida. Arturo y a grandi solitaire et sauvage. Au monde merveilleux des mythes de son enfance, Arturo va peu à peu voir se substituer celui, hostile et pourtant exaltant, des réalités. Et ce sera dans une atmosphère captivante où la comédie côtoie souvent le drame, à travers des aventures que baigne de poésie le talent d'Elsa Morante, une initiation, qui va jusqu'à l'ultime épreuve, jusqu'à la révélation du dernier et du plus cruel des mystères de la vie.

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  • Dans Le châle andalou, Andrea voue une admiration éperdue à sa mère, danseuse à l'Opéra de Rome, jusqu'au jour où il la voit sur une affiche annonçant un spectacle de variétés. Le jeune homme se retrouve brutalement confronté à la réalité du vieillissement de sa mère et à l'échec de sa carrière...
    Les deux autres nouvelles du recueil, Le jeu secret et Donna Amalia, se situent également à la frontière entre l'univers magique de l'enfance et la cruauté du monde adulte.

  • Elsa Morante ne s'est pas soustraite au débat politique qui agita l'Italie dans les années 1960 et 1970. Elle fut une observatrice attentive, inquiète et scrupuleuse des transformations de son pays mais aussi du destin de la révolution et de son idée. C'est sans doute en 1970 qu'elle rédige ce «Petit manifeste des communistes (sans classe ni parti)», publié pour la première fois en 1988, trois ans après sa mort. En treize courtes proses qui vont de l'aphorisme au pamphlet, la romancière affronte les motifs et les mots d'ordre de la révolution, elle reconnaît ses valeurs - l'honneur, la liberté d'esprit, la beauté, l'éthique -, mais aussi ses ennemis : le pouvoir, le parti, la force instituée. C'est ici toute une conception de l'histoire qui se retrouve énoncée avec force.

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  • Le chale andalou

    Elsa Morante

    Par l'auteur de la storia, quatorze nouvelles sur le monde imaginaire de l'enfance et de l'adolescence.
    Le châle andalou évoque les tourments d'un garçon partagé entre une adoration éperdue pour l'univers des adultes, incarné par sa mère, et la peur de la réalité. dans le jeu secret, trois enfants, la nuit, s'identifient à des personnages romanesques de leur invention. dans chaque texte de ce recueil, elsa morante nous offre la clé d'un domaine enchanté.

  • Ce volume rassemble une cinquantaine de récits inédits publiés par elsa moraine entre 1939 et 1941 alors qu'elle n'avait pas trente ans.
    Ecartés des volumes dans lesquels la romancière avait réuni certains de ses récits (le jeu secret et le châle andalou), dispersés dans des journaux aujourd'hui introuvables ou sommeillant parmi les papiers qu'elle laissa à sa mort, ces pépites attendaient leur heure. il fallait les tirer de l'oubli et restituer leur éclat sauvage. des personnages singuliers que la vie rend fous d'amour ou de tristesse, des histoires qui se brisent comme des verres après la fête, des rires d'enfant, des chiens peureux, des âmes, des fidélités à toute épreuve: les courts récits d'elsa morante tiennent de la fable et de l'anecdote, du réalisme et du rêve, ils chatoient dans la lumière d'un jour qui contiendrait les couleurs et les douleurs du couchant.
    Une sensibilité merveilleuse les traverse tout entiers. chacun d'entre eux ouvre un monde et referme un destin. alfonso bernardinelli, un des critiques italiens les plus influents de la littérature italienne contemporaine a pu écrire: " elsa morante savait que les facultés humaines d'où naît la culture la plus authentique sont vulnérables et poursuivis par de nombreux monstres, elle savait aussi que défendre ces facultés nécessite toujours, même dans les circonstances les plus communes, une certaine dose d'héroïsme.
    " cet héroïsme éclate partout dans les récits oubliés - avec quelle grâce, on le verra.

  • Du 19 janvier au 30 juillet 1938, Elsa Morante a reporté ses rêves sur un cahier d'écolier.
    Dans son état cruel, tendre et émouvant, le manuscrit trouvé après la mort de son auteur est bien un journal intime à l'érotisme perlé, mais d'un genre plus unique que rare : il est fait de rêves, il n'est pas le fruit de veilles mais de sommeils, il n'est pas diurne mais nocturne. Une matière première qui est un document exceptionnel, en soi d'abord, et puis en reflet viscéral de toute l'oeuvre d'Elsa Morante, cette biographie à peine déguisée d'elle-même et de notre siècle.

    J. -N. S.

  • Arturo, il guerresco ragazzo dal nome di una stella, vive in un'isola tra spiagge e scogliere, pago di sogni fantastici. Non si cura di vestiti né di cibi. È stato allevato con latte di capra. La vita per lui è promessa solo di imprese e di libertà assoluta. E ora ricorda. Queste sono le sue memorie, dall'idillio solitario alla scoperta della vita: l'amore, l'amicizia, il dolore, la disperazione. Secondo romanzo della Morante dopo Menzogna e sortilegio (1948), L'isola di Arturo confermò tutte le qualità della scrittrice romana: l'impasto di elementi realistici e fiabeschi, la forte suggestione del linguaggio. Arturo, come Elisa in Menzogna e sortilegio, "si porta addosso la croce di far parte non di un oggi ma di un sempre".

  • Anecdotes enfantines

    Elsa Morante

    • Arlea
    • 26 Mars 2015

    « J'étais la première de la classe. Les autres petites filles, en cachette, me mettaient dans la poche des nougats ou des objets en terre cuite comme des casseroles ou des poêles miniatures. Mais je savais qu'elles ne m'aimaient pas et qu'elles le faisaient par intérêt, afin que je leur souffle les réponses et les laisse copier mes devoirs. Rien d'étonnant du reste, car je ne m'aimais pas moi-même. » Il y a déjà tout Morante dans ces premières lignes. L'enfance farouche, l'Histoire, et cette fascinante volonté d'être toute liée à la douleur d'être.
    De juin 1939 à janvier 1940, Elsa Morante évoque ses souvenirs d'enfance dans la revue Oggi.
    Elle revit à travers ces quinze récits les moments les plus intenses de son enfance. Depuis les jeux avec ses frères jusqu'à ses premières amours, sans oublier ses camarades de classe et ses dignes institutrices, c'est sur un ton ironique et malicieux qu'elle raconte cette époque insouciante.
    La jeune Elsa apparaît pleine de vitalité, d'imagination, et toujours exubérante. Elle s'improvise metteur en scène, crée une pièce de théâtre et tombe amoureuse de l'aviateur Lindberg à qui elle envoie des lettres passionnées.
    « Je lui écrivais qu'en dehors de lui aucun homme n'existait, et j'avançais au milieu des autres, hautaine, portant à la place du coeur un feu sacré. »

  • Nouvelle édition en deux volumes en 1983

  • Nouvelle édition en deux volumes en 1983

  • Alibi

    Elsa Morante

    C'est entre Mensonge et sortilège (1948) et L'île d'Arturo (1958), peu avant ou pendant leur écriture, que la plupart des poésies rassemblées ici voient le jour.
    Elles s'enchaînent avec Le monde sauvé par les gamins (1968) et irriguent de leur musique déchirante l'oeuvre et la vie d'Elsa Morante. Au coeur de l'univers morantien, elles sont l'" alibi " du réel pour dire l'imaginaire et de l'imaginaire pour dire le réel. Ainsi, l'"ultime amour impossible, douloureux et fou" du poème Aventure est à la fois l'amour d'Elsa pour le cinéaste Luchino Visconti et l'amour d'Arturo pour son père.
    Dans l'ensorcellement des livres et les leurres de la vie. J.-N. S.

  • " Un monstre parcourt le monde : la fausse révolution .
    Le premier malentendu a été d'écrire sur ce drapeau : Le fin justifie les moyens.
    Ce principe (pas pour rien utilisé par Benito Mussolini et ses pairs pour leurs révolutions) est signe sûr de fausseté. La vérité est dans son contraire : Les moyens dénoncent le fin. "
    Elsa Morante

    Dans sa recension de La Storia Pier Paolo Pasolini faisait remarquer que le sujet de ce livre était proprement celui qu'annonçait son titre : l'histoire. C'est bien peu de dire alors qu'Elsa Morante ne s'est pas soustraite au débat politique qui agita l'Italie dans les années 60 et 70. Entre L'isola d'Arturo, qui date de 1957 et La storia, publié en 1974, elle fut une observatrice attentive, inquiète et scrupuleuse des transformations de son pays mais aussi du destin de la révolution et de son idée.

    C'est sans doute en 1970 qu'elle rédige ce Petit manifeste des Communistes (sans classe ni parti) retrouvé par Carlo Cecchi et Cesare Garboli et publié pour la première fois en 1988, trois ans après sa mort. En treize courtes proses qui vont de l'aphorisme au pamphlet, la romancière affronte les motifs et les mots d'ordre de la révolution. Elle démasque, elle dénonce, elle rappelle, et sa voix n'est jamais aussi ferme que quand elle est douce. C'est comme si le Manuel d'Epictète répondait au Manifeste du parti communiste. Décalages dans la proximité : ce manifeste est petit ; il est celui des Communistes et non celui d'un parti. Partout on sent, loin du ton apocalyptique des grands seigneurs, la revendication d'un stoïcisme qui veut reconnaître ses valeurs - l'honneur, la liberté d'esprit, la beauté, l'éthique - ses héros, mais aussi ses ennemis : le pouvoir, le parti, la force instituée. C'est ici toute la conception de l'histoire qui traverse et motive La Storia qui se retrouve énoncée avec force.


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